1.

1.
« Voici maintenant la météo de ce 6 juillet : une belle journée se prépare pour à peu près tout le monde au Royaume-Uni aujourd'hui. En effet, le soleil brillera partout, excepté dans le nord de l'Ecosse et dans la région de Belfast. Les températures seront aussi élevées, avec un maximum de 29 à Birmingham, 25 à Londres, 23 à Manchester, 24 à Sundsley,... »
Le bulletin météo était clair : la journée s'annonçait radieuse. Un temps d'été comme on en voudrait plus souvent. Mais malheureusement pour ceux qui avaient prévu de se prélasser au soleil, les prévisions allaient s'avérer inexactes. A vrai dire, des averses allaient surprendre ceux-ci en pleine farniente...
« ...c'est tout pour les informations, passons à présent aux nouvelles sportives. » Le journaliste radio laissa la parole à une femme, à la voix plutôt jeune, qui fit l'inventaire des rumeurs de transferts de joueurs de football, en ajoutant quelques changements de club avérés, tout de même.
« ... il signe donc un contrat de cinq ans avec le club londonien. Et pour finir, ce qui est à ne pas manquer aujourd'hui. Il y a quelques jours, le club de Cambury F.C annonçait sur son site officiel un transfert qui ne serait révélé que le 6 juillet à midi... ce midi, donc. De nombreuses rumeurs ont circulé sur l'identité de ce joueur, mais personne n'en a d'idée exacte... »
Assise à l'arrière d'un taxi, et rajustant ses lunettes de soleil en écoutant la radio, Jennifer Khinn esquissa un sourire lorsqu'elle entendit la nouvelle. Les journalistes n'avait pas changé en un an, toujours à inventer des rumeurs. Qui leur disait qu'il s'agissait d'un joueur ? Mais il fallait bien vendre des journaux, et annoncer toutes sortes de footballeurs à un club comme Cambury faisait l'affaire. Cela-dit, demain, les ventes allaient exploser, sûrement, vue la nouvelle qui allait bientôt tomber. Un nouveau sourire se dessina sur les lèvres de Jennifer. La journée serait forte en surprises, et pas uniquement météorologiques.

# Posté le mercredi 08 juillet 2009 16:20

Modifié le mercredi 25 novembre 2009 17:52

2.

2.
Il était un peu plus de onze heures du matin lorsqu'Angelina Evans fut réveillée. La première chose qu'elle vit fut la lumière éblouissante que laissaient passer les rideaux. Peu à peu une silhouette se dessina, accompagnant la voix qui l'avait sortie de son sommeil. C'est alors que la nuit dernière lui revint à l'esprit. Elle était sortie la veille au soir avec des amis, et était tombée sur James Scott. Un verre en suivant un autre, elle avait terminé chez lui, et maintenant il la réveillait avec un petit-dej' au lit... Il était apparemment trop tard pour empêcher son imagination de prendre le dessus et de croire que c'était reparti. James Scott et Angie Evans avait été mariés pendant deux ans. Ce mariage était le résultat de deux autres années de relation plus ou moins stables (ils avaient dû se quitter et se remettre ensemble au moins cinq fois avant de se dire oui). Mais peut importait maintenant. Il y a un an et demi de cela ils avaient divorcés. La cause ? Un jour Angie s'était simplement rendu compte qu'elle n'aimait plus son mari (ses nombreuses infidélités ayant dû lui mettre la puce à l'oreille). Ce divorce avait beaucoup fragilisé James.
Je n'aurais jamais dû refaire ça avec lui, pensa-t-elle, il va encore pleurer en comprenant que ce n'est pas sérieux.
Elle se leva en ignorant le petit-déjeuner. James ne laissait rien paraître de sa déception.
-Je suis désolée, mais je dois passer à Castle Ham en début d'après-midi, donc bientôt. J'ai pas le temps pour ça. Tu m'en veux pas trop j'espère.
-Non... non, t'inquiètes pas,
menti James. Je te prépare quand même un truc à boire en attendant, ajouta-t-il en la voyant se diriger vers la salle de bains.
Une longue demi-heure plus tard, une Angie maquillée, coiffée, et habillée pour se rendre à Castle Ham, et plus ou moins travailler, arriva dans le salon, où James regardait la télévision. L'entendant arriver, il tourna son regard vers elle.
Divorcer d'elle est la pire erreur que je n'ai jamais faite, pensa James.

-Je t'ai dit que j'avais pas le temps pour boire ou manger quelque chose, je dois y aller. On se rappelle plus tard ?
-Si tu le dis... On pourrait pas au moins parler d'hier soir avant que tu partes ?
-En parler ? Mais pour dire quoi ? Que c'était juste une fois comme ça, et que –

Elle ne finit pas sa phrase, restant bouche bée devant l'image à l'écran de la télévision.
-Non, c'est pas vrai... ! T'étais au courant ? dit-elle, lentement, encore sous le choc de la nouvelle.
James se retourna vers la télé. Aussitôt, son expression changea pour de l'étonnement.
-J'en savais rien. Tu sais, personne n'en a eu de nouvelles... même si on était soi disant amis...
Le portable d'Angie sonna : nouveau message. Son sujet se trouvait à la télé, bien sûr. La nouvelle venait de tomber et n'avait pas fini de faire parler.
Il était midi et le Cambury F.C avait révélé l'identité son transfert surprise tant attendu.

# Posté le dimanche 08 novembre 2009 19:29

Modifié le samedi 14 novembre 2009 14:46

3.

3.
La conférence de presse était maintenant terminée depuis plus d'un quart d'heure, et on continuait d'en parler, les portables ne cessaient de sonner, les journalistes s'en donnaient à c½ur joie sur Internet, bref, la nouvelle circulait plus que bien. La surprise était ce que tout le monde avait ressenti au premier regard porté à l'écran de télévision. Les médias avaient tout inventé, tout prévu, sauf ça. Le moindre joueur potentiellement transférable (ou non, d'ailleurs), avait été annoncé au club anglais. Mais pourtant, tous s'étaient trompés dans leurs paris. Il ne s'agissait pas d'un nouvel attaquant qui marque trente buts par saison, d'un gardien surdoué pour les pénaltys, ou bien d'un défenseur infranchissable. Ca n'était pas un joueur valant des millions de livres. En fait, ça n'était pas un joueur du tout. Un an après son départ, Jennifer Khinn faisait son retour au Cambury F.C dans l'étonnement général. Elle avait déclaré ne jamais revenir dans le monde du football. Cela avant de se rendre compte qu'une vie sans football n'était pas une vie, pour elle. Mais ce départ précipité, qui avait pour cause la pression médiatique et quelques mésententes au sein du club, était à présent de l'histoire ancienne. Jenny était contente que tout ce soit passé comme prévu pour l'instant : la conférence de presse programmée, le fait que tout le monde parle de ce mystérieux transfert, et maintenant les yeux de tous rivés sur elle. Sortant de la salle de conférence, elle gardait toujours le même sourire satisfait, même harcelée de questions par quelques journalistes l'ayant suivie. Elle leur répondait même attentivement. Puis, ils se lassèrent, et Jennifer se rendit dans son bureau. Une fois la porte fermée derrière elle, elle regarda autour d'elle. La décoration n'avait que très peu changé depuis l'année dernière, ce qui lui fit revenir des souvenirs.
Comment ai-je pu quitter tout ça ? se demanda-t-elle en commençant à déballer ses affaires d'un carton posé par terre. Quitter le succès, les journalistes, mais surtout le football, et mon club de toujours, Cambury ? Elle soupira et se dirigea vers la fenêtre. Toujours la même vue, évidemment. Un des terrains d'entraînement de l'équipe première. Un terrain désert. L'entraînement était censé reprendre dans le lendemain. Tant mieux, ça me laisse le temps de me réhabituer et surtout de me préparer à revoir mes joueurs... Comment vont-ils réagir en me voyant? Ces pensées furent interrompues par le bruit de la porte. Jenny se retourna et vit un homme d'une quarantaine d'années, rentrer dans la pièce. Il n'était pas très grand, habillé d'un pantalon noir, et d'une simple chemise. Ses cheveux, qui avaient dû être noirs, commençaient à devenir grisonnants. Il s'agissait de Ricardo Dos Santos, le manager de Cambury depuis un peu plus de trois ans.
Et comment ai-je pu le quitter lui ?
-Tu m'as fait peur, dit-elle, surprise. Tu pourrais frapper avant d'entrer.
-Tu sais que je n'aime pas faire ce qu'on me dit... Alors comme ça tu comptais revenir ici, au centre d'entrainement, aller en conférence en compagnie du président, et ne pas venir me voir ? On va devoir retravailler ensemble je te signale, tu ne peux pas m'ignorer.
-Je... je suis désolée, s'excusa Jenny.

Et c'était vrai, elle regrettait de ne pas être venue le voir plus tôt dans la journée, mais elle n'avait pas osé. Pourtant, ce n'était pas faute d'envie. En fait, il lui avait manqué, même beaucoup manqué, pendant cette année d'éloignement du monde du football.
-Je ne pensais pas que tu étais déjà arrivé, continua-t-elle. Et je ne compte pas t'ignorer, j'suis contente qu'on retravaille ensemble.
-Et pas que...

A ces mots, Ricardo Dos Santos s'approcha de Jennifer Khinn. Elle eu un vague mouvement de recul, mais le laissa l'embrasser. Il faut savoir qu'elle avait attendu cela chaque seconde depuis qu'il était rentré dans la pièce.

# Posté le dimanche 08 novembre 2009 19:31

Modifié le samedi 14 novembre 2009 14:46

4.

4.
Mauvaise nuit, mauvais réveil, mauvaise nouvelle, mauvaise journée..., se dit Angelina Evans en sortant de sa voiture sur le parking de Castle Ham. Bon OK, la nuit peut-être pas si mauvaise que ça, mais le reste est à jeter... qu'est-ce qu'il lui prend de revenir comme ça ? Elle ne croit quand même pas qu'on va tous revenir vers elle, l'accueillir les bras ouvert... Pff, en tout cas, qu'elle ne compte pas sur moi pour ça. Elle claqua violemment la portière, et se mit à marcher en direction de la porte d'entrée du bâtiment principal. Peu de gens étaient présents, et elle appréciait ce calme. Lorsqu'elle entra, les personnes présentes à l'accueil purent entendre un pas énervé, et un « Bonjour » à peine murmuré en leur direction. C'était déjà ça. Angie se dirigea vers son bureau, et une nouvelle fois, claqua une porte. Il va falloir que je me calme, ça peut pas continuer comme ça ! Mais quand même, elle est gonflée. Surtout que tout le monde va parler d'elle maintenant. Elle va pouvoir se la jouer, et refaire son image. Les journaux vont bien l'aimer, vu qu'elle va faire vendre. Je peux pas laisser faire ça, pour mon propre bien... Elle chercha dans ses tiroirs ce pour quoi elle était venue – des papiers quelconques – et les mit dans son sac. Il faut absolument que je trouve quelque chose pour détourner l'attention sur moi. J'en vaux plus la peine qu'elle... !

Les deux femmes étaient habituées à ce genre de concurrence. En tant que seules filles dans le football anglais (toutes deux entraîneurs-adjoints), elles avaient appris à recevoir beaucoup d'attention des différents médias, et y avaient pris goût. Avoir les journaux dans sa poche était un avantage, quand on était entraîneur adjoint dans un club de haut niveau. Seulement, jusqu'ici, la concurrence avait été plutôt courtoise, Angelina Evans et Jennifer Khinn étant amies. Mais à présent, Angie se sentait prête à oublier toute notion d'amitié avec Jenny. Elle n'avait qu'à pas partir comme ça, sans donner de nouvelles. Après tout, qu'il y ait la guerre entre elles serait logique : leur deux clubs, Cambury F.C et Sundsley United étaient ennemis, et se détestaient. Reste plus qu'à ce que je trouve une foutue idée de ce que je peux faire pour attirer l'attention sur moi...
Au moment où cette pensée traversa l'esprit d'Angie, son portable sonna. L'écran affichait le nom de James. Elle faillit raccrocher directement, mais finalement répondit. Elle avait trouvé son idée.

# Posté le dimanche 08 novembre 2009 19:32

Modifié le mercredi 18 novembre 2009 18:00

5.

5.
Il était près de quinze heures quand Ricardo Dos Santos sorti du bureau de son adjointe. Vu le sourire qu'il affichait, la réunion improvisée avait abouti à de bons résultats. Quelques pas seulement après avoir quitté le domaine de Jennifer Khinn, et en étant toujours en train de réajuster sa cravate, il croisa sur son chemin, dans le couloir, un homme, qui lui adressa un signe de tête en guise de salutation, et lui lança un regard qui la glaça, chose qu'il n'oserait s'avouer qu'à moitié. Comment un homme si moyen en apparence pouvait captiver autant, et parvenir à imposer son autorité d'un simple regard ? Par moyen, il entendait bien sûr moyen dans la taille (ni grand, ni minuscule, bien que dépassant d'une bonne tête le manager de Cambury), mais aussi dans le physique: une corpulence toute à fait normale,( bien que l'arrondi sous sa chemise laisser penser qu'il avait tout de même besoin d'exercice), une tenue ne sortant pas de l'ordinaire, (qui aurait même fait tâche en cet endroit s'il était quelqu'un d'autre), composée d'un simple jean et d'une chemise, à peine repassée. Peut-être que ce charisme (Mais il n'est pas plus charismatique que moi, bien évidemment ! pensait Ricardo Dos Santos) venait de cette expression que son visage affichait en permanence. D'ailleurs, le « peut-être » était inutile. Ce sentiment mitigé entre soumission et fascination ressenti par n'importe qui (ou presque) lorsqu'il est pris pour cible par ses yeux, venait sans nul doute possible de cette expression, se trouvant entre l'indifférence totale, l'arrogance et la confiance en soi. Il avait aussi toujours la tête légèrement relevée, de façon à ce que ce regard vous glace de haut. Sa façon de marcher, assez lente, souvent les mains (ou au moins une) dans les poches, les pieds trainants presque, était, comme son regard, pour le moins singulière. Et même s'il ne se l'avouerait jamais, Ricardo Dos Santos était jaloux de cet homme. Ce qui explique peut-être qu'une fois l'ayant dépassé, il décida de se retourner et de lui adresser la parole, glacé par son regard ou non (il lui suffisait d'éviter ses yeux, somme toute). Mais avant même qu'il ait pu prononcer un mot, l'autre homme parla :
-Je venais dire bonjour à la nouvelle adjointe, et lui souhaiter la bienvenue. Je l'avais déjà fait il y a deux-trois jours, évidemment. C'était aussi pour m'assurer qu'elle avait bien retrouvé son bureau, et qu'il était en ordre comme avant. Mais je pense qu'elle va avoir besoin de quelques minutes de plus pour apparaître dans une tenue convenable à la porte quand elle m'ouvrira. Je remets donc cela à plus tard, ça ne presse pas.
L'entraîneur du club resta sans voix, et fut soulagé quand il vit son interlocuteur tourner les talons. Soulagement qui disparu quand ce dernier lança une dernière phrase, dos tourné à Dos Santos :
-Et à l'avenir évite de lui rendre ce genre de visite ici, on ne sait pas ce qu'il pourrait arriver sinon. (et sentant que l'autre allait répliquer – ou non) Je dis uniquement cela pour que les résultats du club ne soient pas gâchés par la liaison adultère du manager avec son adjointe.
Le président avait parlé. Inutile de discuter à présent. Cela dit, personne n'en saurait rien si cette relation ne s'arrête pas. Du moins, si elle continue entre les murs d'un bureau, ou entre ceux d'un vestiaire.


# Posté le mercredi 11 novembre 2009 12:25

Modifié le dimanche 22 novembre 2009 10:24

6.

6.
Franchement, ce que je ferais pas pour éviter que toute l'attention soit sur elle ! : Voilà la phrase qui passa par la tête d'Angelina Evans après que James l'ai invitée à prendre un verre avec lui le soir même, dans un bar assez branché de Cambury. Deux mauvais choix, aux yeux de son ex femme, car cet endroit lui rappelait des mauvais souvenirs (comprendre : leur mariage), et elle n'appréciait pas vraiment la ville de Cambury, bien qu'à proximité de la celle qu'elle considérait maintenant comme la sienne (comprendre : Sundsley). Bloquée dans son bureau à ressasser toujours les mêmes pensées en feuilletant des magazines (On s'occupe comme on peut, en été !), Angie décida qu'il était temps de se plaindre à quelqu'un qui saurait l'écouter sans broncher, et qui se montrerait, avec un peu de chance, compréhensif (sincèrement, ou jouant sincèrement la sincérité). C'est ainsi qu'elle fit appel à Terry. Terry Green et elle étaient amis depuis son arrivée à Sundsley. On pouvait donc parler de lui comme son meilleur ami d'enfance, quoi que leur relation ait un peu évoluer par la suite, pour redevenir « purement » amicale, peu de temps avant la première rencontre d'Angie avec James. Quoi qu'il en soit, Terry était toujours prêt à l'écouter. C'est sans surprise, donc, qu'il répondit à son appel, laissa sa meilleure amie raconter ce qu'elle avait à dire, et exposer son plan pour attirer l'attention sur elle. C'est aussi tout naturellement qu'il la conforta dans son idée ('Faudrait pas l'énerver encore plus, et c'est pas mal comme idée, sauf que le choix de la personne... mais je m'égare...). Mais apparemment c'était son choix de réponse qui était mauvais :
-Tu pourrais dire autre chose que « bonne idée » ou « si tu le dis c'est que t'as raison » ? T'as le droit de me contredire tu sais ! Ca m'aide pas qu'on me dise que c'est bien de faire ce que j'ai fait, de que j'ai raison de dire ce que je dis. Par exemple, t'en pense quoi toi que Jenny soit revenue ? s'énerva Angie sur son téléphone.
-J'en sais rien... (sentant que ce n'était pas la bonne réponse une fois de plus) Je veux dire, elle est gonflée quand même de revenir comme ça, après être partie un an sans nous donner de nouvelles. Et je l'ai jamais trop aimée alors c'était aussi bien qu'elle reste là où elle était. Mais tu sais t'as pas besoin de t'énerver, je dis ça parce que je le pense et par pour te faire plaisir...
-Si tu le dis... et oui désolée de m'être énervée ! Mais c'est vrai qu'elle aurait pas dû revenir surtout en faisait autant de bruit dans les journaux !
-Oui, y'a ça aussi, j'voulais le dire...
-Tu vois tu recommences ! Enfin bref, je vais te laisser, j'dois rentrer chez moi me préparer... et ne fais rien ce soir, au cas où je change d'avis et que ça se passe mal je t'appellerai pour que tu viennes !

Sur ces mots elle raccrocha, contente qu'une nouvelle fois Terry l'ai soutenue dans ses propos, même si elle lui disait le contraire.


# Posté le mercredi 11 novembre 2009 12:25

Modifié le mercredi 25 novembre 2009 17:28